Naviguer dans l’incertitude économique : tenir le cap avant le beau temps
Naviguer dans l’incertitude économique : tenir le cap avant le beau temps
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Nous avons récemment assisté à une conférence de la Banque Nationale sur la conjoncture économique. Les perspectives étaient prudentes : inflation persistante, croissance timide, marché de l’emploi sous tension. Bref, le genre de contexte qui fait lever quelques sourcils et serrer les budgets. Et les plus récents constats de la BDC vont dans le même sens : l’économie canadienne ralentit, fragilisée par les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies du monde et par un affaiblissement de l’emploi dans plusieurs secteurs clés. L’incertitude persiste, mais la croissance devrait tout de même demeurer positive (autour de 1,2 % cette année) avant une année 2026 qui s’annonce plutôt faible, à moins d’avancées majeures sur le plan des politiques commerciales avec les États-Unis.
Et pourtant, ce n’est pas la première fois que le brouillard s’installe.
À chaque période d’incertitude, le même réflexe revient : on appuie sur pause. On reporte les projets, on coupe les budgets, et trop souvent, on range les communications dans la catégorie « non essentielles ». C’est compréhensible, mais c’est une erreur stratégique.
Selon McKinsey, les directions marketing ont réduit leurs budgets de 8 % en moyenne en 2022, certaines jusqu’à 20 %. Nielsen observait une baisse de 7 % du marché publicitaire sur un seul trimestre. Et pourtant, les données sont claires : les marques qui ont maintenu ou augmenté leurs investissements pendant les ralentissements en sont sorties plus fortes, plus visibles et plus rentables.
On l’a vu après l’éclatement de la bulle des DotCom au début des années 2000, après le 11 septembre, pendant la crise financière de 2008 et, plus récemment, durant la pandémie.
Les marques qui ont gardé le cap ont pris de l’avance, pendant que les autres attendaient que la brume se lève.
Pourquoi?
Parce que l’attention devient une denrée rare quand tout le monde se tait.
Parce que les coûts médias baissent.
Parce que les consommateurs, même inquiets, continuent d’observer et se souviennent de ceux qui sont restés présents, cohérents et utiles.
Chez Kina, nous avons l’habitude de ce climat. L’incertitude, c’est notre matière première. Nous naviguons entre les zones grises, nous aidons les décideurs à se recentrer, à clarifier leur positionnement et à faire preuve d’intelligence stratégique quand tout semble flou.
Notre travail, ce n’est pas de faire plus de bruit. C’est d’aider nos clients à faire sens. À revoir leurs messages, à renforcer leur crédibilité, à s’adresser à leurs audiences avec lucidité et humanité.
Parce que la confiance, qu’elle soit économique ou relationnelle, ne se rebâtit pas du jour au lendemain. Elle se construit patiemment, se mérite par la constance, et s’effrite bien plus vite qu’elle ne se gagne. Et surtout, elle se renforce dans les moments où tout le monde hésite.
Alors oui, l’incertitude fait partie du décor. Mais ceux qui choisissent d’y voir un espace pour se préparer, ajuster leur cap et affirmer leur voix sont souvent ceux qui, une fois la brume dissipée, arrivent les premiers au port.
Et vous, comment ajustez-vous vos communications dans ce contexte?
On serait heureux d’en discuter.








